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jeudi 12 juillet 2018

Promets-moi d'être heureux ★★★★☆ de Célestin Robaglia


Un premier roman très agréable à lire, une écriture fluide, une jolie histoire sur la sobriété heureuse, un bel éloge à dame nature ; Bravo Célestin Robaglia, de partager avec nous cette histoire, bravo pour votre parcours personnel et merci. 
Un grand merci également à Babelio et aux éditions SOLAR pour ce très beau moment de lecture. 
En pleine période de doute, de questionnement, de vide, de moins bien ... cette reconnexion à la nature m'a fait le plus grand bien. 
Aucun druide pour ma part au fond de mon jardin pour m'aider à trouver des solutions, mais quelques outils (se défaire de nos à priori, de nos croyances, faire confiance à notre intuition,  renouer avec nos rêves, avec la nature, s'entraider...) libératoires à présent grâce à vous Célestin, et à votre roman. 
"Promets-moi d'être heureux"... une promesse qui ne devrait jamais nous quitter et nous permettre ainsi de savourer au mieux l'instant, vivre en harmonie avec soi, danser pied-nu (et ben oui pourquoi pas ;-)), s'affranchir de toute contrainte matérielle, vivre pleinement pour soi et avec les autres, savoir se réinventer...
MERCI. 
« La vraie source du bonheur est là, ici et maintenant, unique instant d’éternité que chaque être peut découvrir au fond de lui-même et que seule la sagesse du corps libéré du mental peut appréhender. »
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« L'existence est le plus grand miracle qui soit, et les gens passent leur temps à la fuir.
Comme les autres, je descends. Comme tout le monde. Comme toujours.
Ce n'est pas rentable, la nature. Elle ne parle pas, elle se tait, elle se laisse faire. Vous pouvez déverser un pétrolier dans la Manche, bourre ses entrailles de déchets radioactifs, elle ne dira rien, et les quelques humains qui se sentent concernés n'ont rien d'autre que leurs larmes à opposer aux sociétés cyclopéennes et à leurs firmes de lawyers. Dans notre monde, l'argent est tout-puissant. Il permet tout, et justifie donc tous les moyens pour être acquis : la misère, la faim, la destruction même de notre planète... 
... le seul espoir qui me reste, le seul que je me permets : celui que la nature survive après l'inévitable cataclysme qui emportera les humains une fois qu'ils auront pollué la dernière source, transformé le dernier arbre en papier, consumé la dernière goutte de pétrole.
C'est la promesse de l'aube, qui porte en elle cet espoir fou que rien n'est joué et qu'il ne tient qu'à nous de décider de tout changer.
La coopération est une des grandes lois de la nature, et il est grand temps que l'être humain se le rappelle.
Le disque solaire pointe soudain à l'horizon, étirant sur les champs de blé sa lumière rosée.
...pour trancher entre deux impossibles, j'ai choisi de me couper de toute rationalité, de me laisser emporter dans une inconscience euphorique, laissant de côté mes doutes en me réfugiant dans la vague idée [...] que tout se résoudrait naturellement en temps voulu.
Ton chemin n’est pas le mien, ni celui de quelqu’un d’autre. Ta vie est unique, et toi seul a le pouvoir de choisir comment être heureux et ce que tu feras pour y parvenir… La voix de ton cœur est la seule qui puisse te guider de manière infaillible.
Se préparer au malheur, c'est le vivre deux fois.
Observe chaque croyance que tu as, sur la vie, l’amour, l’argent ou la mort, par exemple, et demande-toi : « Cette croyance me rend-elle heureux ? » Si ce n’est pas le cas, change immédiatement de croyance.
On aime prendre le rôle de victime, car ça permet d'évacuer momentanément son mal-être par la plainte, mais je te dis ceci : choisir d'être victime, c'est abdiquer son pouvoir.
Le chemin du bonheur n'a rien avoir avec le chemin de la justice. [...] si j'estime être à chaque instant le créateur de ma réalité, je m'offre l'opportunité de la changer quand le résultat que je vis ne me convient pas. Tu peux mettre autant d'énergie que tu veux à te plaindre, ça ne te rendra pas ta maison, mais tu peux reprendre ton pouvoir, utiliser cette énergie à trouver une issue positive, et le vent pourra alors soulever des montagnes.
La peur empêche essentiellement de profiter du moment présent. »
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Quatrième de couverture

Maintenant, promets-moi d'être heureux, lui souffle Clara dans son rêve... 

Désabusé par la vie, Gabriel a renoncé à ses rêves de changer le monde. À 27 ans, il est enlisé dans sa routine parisienne et partage son quotidien avec son cousin Noé, un rêveur asocial. La vie de Gabriel bascule lorsqu'il se retrouve sans préavis tuteur d'Aziliz, sa nièce de dix ans. Avec une sagesse déconcertante, Aziliz remet en cause le simulacre de vie qu'il mène avec Noé et le pousse à écouter ses désirs enfouis. Gabriel se rappelle alors la promesse qu'il a faite à sa sœur, Clara, lors d'un rêve étrange. Poussé par cet engagement, il décide de tout plaquer. Sans projet ni point de chute, il part avec Aziliz et Noé direction la Bretagne, avec un seul rêve : trouver un lieu où ils pourront vivre en symbiose avec la nature. Pour Gabriel, c'est le début d'un cheminement personnel. Au contact de l'essence vibratoire de la forêt, il se reconnecte à sa propre nature et apprend à cultiver les bonheurs simples de la vie. Cette histoire poignante, au cœur de la forêt bretonne, promet de vous relier à la nature. Toute la magie de la sobriété heureuse pour vivre en harmonie avec soi...

Editions SOLAR, juin 2018
293 pages





Pour en savoir un peu plus sur l'auteur et son parcours de vie, c'est par ici.

mercredi 28 mars 2018

Kilomètre zéro ★★★★☆ de Maud Ankaoua

«
Vous ne pouvez pas arrêter les vagues, mais vous pouvez apprendre à surfer.
»  
Joseph Goldstein

Envie de vous perdre et de vous reconnecter avec vous-même ? Envie de faire une pause, de laisser votre quotidien (certes trépidant ;-) de côté, celui qui a petit à petit grignoté sur vos rêves et vos envies ? Envie d'évasion, de belles rencontres, de levers de soleil à couper le souffle, de silence ... ? 
N'hésitez pas une seconde et venez partager ce voyage sur le toit du monde avec Maud Ankoua. Laissez vous émouvoir, guider, inspirer par les leçons de vie que l'auteure distille tout au long de ce roman. Prenez votre temps, ou si comme moi, vous avalez ce roman en quelques heures, alors revenez-y...parce que ce roman est un médicament, une pastille Vichy qui fait un bien fou, qui nous ramène à l'essentiel, aux plaisirs simples, qui nous donne les outils pour apprendre à vivre mieux, à trouver notre propre équilibre, à nous recentrer sur le présent, à vivre l'instant en s'affranchissant de nos souvenirs et de toute réflexion, à dompter notre cerveau en quelque sorte, à écouter notre battement intérieur, à interpréter la plus belle symphonie qu'est [notre] vie.

« Tu deviens libre au moment précis où tu deviens conscient. 
C’est dans cet espace que tu pourras prendre les décisions avec un regard neuf sans le poids du passé, sans culpabilité ni projections sur l’avenir. »

Un condensé d'humanité et d'émotions, riche d'enseignements. 
C'est un peu de son histoire, de ses expériences que partage avec nous Maud Ankoua, en nous racontant l'histoire de Maëlle, l'héroïne de son roman. L'écriture est simple, pas toujours fluide, j'ai noté quelques longueurs et c'est, je pense, pour cela que je l'ai lu aussi vite la première fois. Mais peu importe la forme, quand le fond est aussi sincère et profond, quand les messages d'espoir ne nous quittent pas une fois la dernière page tournée, quand l'enseignement est aussi riche, et reste ancré en nous, quand les mots nous transforment et nous amènent à réfléchir sur nous-même et démontrent, que, oui, les clés du bonheur sont en chacun de nous... 

«Notre situation peut être perçue comme le paradis ou l'enfer : 
tout dépend de notre perception.» Pema Chödrön

Merci Maud Ankoua, pour cet enrichissant et émouvant voyage, merci pour ce beau moment de partage dans les locaux de Babelio. 
Merci aux éditions Eyrolles et à Babelio pour cette lecture qui va m'accompagner longtemps, si ce n'est ... tout le temps.
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«Chaque instant que tu perds à être malheureuse ne te sera jamais rendu. Tu sais où commence ta vie, mais pas quand elle s'arrête. Une seconde vécue est un cadeau que nous ne devons pas gâcher. Le bonheur se vit maintenant. Si tu penses qu'être ici est une obligation, tu vas vivre des moments difficiles ces prochaines heures, car la montagne est un miroir géant. Elle est le reflet de ton âme...Le reflet de ton état d'être. Tu as le choix de saisir l'opportunité qui t'est offerte, d'expérimenter ce voyage autrement, en arrêtant de comparer ce que tu es, ce que tu sais, ta culture, ton niveau de vie, ton confort. Si tu acceptes d'observer, sans juger, avec un regard neuf, en oubliant tout ce que tu as déjà vu, alors malgré toutes ces différences, tu découvriras un monde nouveau dans lequel tu pourras prendre un plaisir supérieur à celui que tu connais.Prends le risque de vivre et d'être ce qui t'habite. Emplis ton bocal, caillou par caillou, gravier par gravier, grain de sable par grain de sable en considérant chacune de tes priorités. [...] choisis par primauté la première pierre, puis ajoute la deuxième en te disant que tu ne sacrifieras jamais la première pour la deuxième. Et continue avec le même raisonnement, jusqu'au dernier grain. Mais fais attention à ce que tu veux, car tu risques de l'obtenir !
Si la peur frappe à ta porte et que tu as le courage de l'ouvrir, tu t'apercevras que derrière, il n'y a personne.
Le respect est fonction de la taille de votre compte en banque. Vous vivez dans la peur de perdre le peu amassé puisque l'amour n'est pas dissocié de l'argent. C'est pareil dans vos relations sentimentales, vous ne rêvez qu'à travers les projets matériels : la maison, la voiture, les achats. Vous ne prenez plus le temps pour apprendre de vos aînés, enseigner la confiance à vos enfants, partager avec vos amis plutôt que de vous comparer les uns aux autres ! Votre système de valeurs est fondé sur votre patrimoine. Vous ne savez plus donner sans imaginer d'intérêts en retour. Pire encore : vous confondez ce que vous êtes avec vos conditions de vie. Vous vous associez à votre titre, votre quartier, vos biens, vos origines, votre nom, votre travail, vos relations et n'existez qu'à travers eux. Vous ne concevez plus d'être aimé pour ce que vous êtes : un simple être humain. Dans l'Himalaya, nous sommes dans l'excès inverse. A défaut d'argent, nous vivons dans la misère. Pour survivre, ces peuples se sont accrochés à des valeurs ancestrales et religieuses qui donnent un sens à leur vie. Ils n'ont pas l'occasion de se perdre dans l'opulence, ils sont confrontés à leurs besoins primaires. L'ego ne trouve rien pour s'engraisser, ce qui favorise la compassion, la solidarité, l'optimisme, l'attention, les plaisirs simples, quoi !
[...] seul le chemin compte. Le résultat est souvent insignifiant par rapport au trajet parcouru.
Regarder la vie d’un œil neuf, comme un enfant qui découvre le monde. S’éveiller à ce que désire notre cœur et non pas agir en fonction de croyances automatiques guidées par la peur.
Le bonheur ne réside pas au kilomètre final qui n'existera jamais, mais au kilomètre zéro, qui commence à chaque instant.
L'esprit humain est fascinant : il nous est plus facile de justifier notre mal-être par l'accusation d'un comportement extérieur que d'accepter l'incertitude !
Le pardon ouvre la porte de la guérison.»
Allez encore un dernier passage... j'en ai noté tellement !
Une femme de peau blanche vient de terminer ses courses. Au comptoir du self, elle achète un bol de soupe. va s'installer à une table, y dépose son plateau et s'aperçoit qu'elle a oublié de prendre une cuillère. Elle repart en direction du bar.Revenant à sa place, elle trouve un homme à peau noire au-dessus du bol, trempant sa cuillère dans le bouillon. « Quel sans-gêne ! Mais il n'a pas l'air méchant... Ne le brusquons pas ! »«Vous permettez», lui dit-elle en tirant le bol de son côté. Son interlocuteur ne répond que par un large sourire. Elle commence à manger. L'homme retire un peu le bol vers lui et le positionne au centre de la table. A son tour, il plonge sa cuillère et avale le breuvage. ...La soupe terminée, l'homme lui fait signe de ne pas bouger et revient avec une abondante portion de frites, qu'il pose au milieu de la table. Il l'invite à se servir. Elle accepte et ils les partagent. Puis il se lève pour prendre congé .... Elle reste un moment pensive et songe à s'en aller. Elle cherche son sac à main qu'elle avait accroché au dossier de la chaise. Plus de sac ! «Quelle imbécile je fais ! Cet homme noir n'était qu'un voleur évidemment !»Elle s'apprête à demander qu'on le poursuive, lorsque ses yeux tombent sur un bol de soupe, intacte et froide, posée sur un table voisine, devant la chaise où pend son sac. Il manque une cuillère sur le plateau...
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Quatrième de couverture


Editions Eyrolles,  août 2017
304 pages 
Très beau moment de partage avec Maud Ankoua
et l'équipe de Babelio dans les locaux de Babelio
Pour en savoir plus sur la rencontre, c'est par ici, sur Maud Ankoua, par ici