Nous sommes la Nature qui se défend. »
Cette phrase en exergue 💚
Avec Raphaëlle, Anouk et une poignée d'écoguerriers, Gabrielle Filteau-Chiba nous entraîne dans les forêts du Québec, là où un projet d'oléoduc menace des arbres centenaires et tout un écosystème. Ils s'installent dans un bivouac, zone libre et fragile, pour tenter d'empêcher les machines d'entrer.
Bivouac, un roman militant donc. Mais pas que...
C'est aussi un roman sur le vivant. Sur la beauté qui nous relie au monde et que nous ne savons plus toujours regarder. Sur ces forêts, ces fleurs, ces oiseaux, ces animaux qui deviennent peu à peu les compagnons d'une lutte dont l'urgence ne cesse de grandir.
C'est aussi un roman sur l'engagement et ce qu'il fait à ceux qui choisissent de ne plus détourner le regard.
« L'activisme vampirise », écrit Gabrielle Filteau-Chiba. Il prend toute la place, éloigne de la vie d'avant, bouleverse les certitudes et finit parfois par faire vaciller les frontières entre le bien et le mal, entre résistance et violence.
Car jusqu'où peut-on aller pour protéger ce que l'on aime ?
Le roman ne donne pas de réponse simple. Il montre la fatigue, la peur, les blessures, la culpabilité, l'écoanxiété. Mais aussi la force du collectif, la solidarité, l'amour et cette conviction que tant que nous nous battons, il reste une possibilité d'agir.
Tout cela s'incarne aussi dans la langue. Fougueuse, charnelle, parfois brutale, souvent traversée par la poésie du territoire. Une langue qui sait aussi bien faire entendre la colère que s'attarder sur une fleur sauvage ou le vol des outardes.
« On a tous besoin de se nourrir de beauté et de se laisser bercer par les mots du territoire. »
Cette beauté qui n'est jamais décorative. Parce qu'elle est précisément ce que nous risquons de perdre.
Une lecture nécessaire, oui. Pour bousculer nos consciences. Pour entendre celles et ceux qui alertent depuis longtemps. Pour regarder autrement ce que nous appelons encore « la Nature », comme si nous pouvions nous tenir à distance d'elle.
Ces réflexions ont résonné cette semaine, lors de ma rencontre avec Erling Kagge à la Maison de la Norvège, à l’occasion du lancement de son livre Pôle Nord, aux éditions Paulsen. Il y a partagé ces mots : « L’humanité se sent supérieure à la Nature, et c’est une grande erreur pour elle. »
Car si nous sommes la Nature qui se défend, alors ce que nous détruisons autour de nous, c’est aussi une part de nous-mêmes.
En exergue
« Nous ne défendons pas la Nature.
Nous sommes la Nature qui se défend. »
- Leitmotiv écologiste rendu célèbre par la RESISTENCIA INDÍGENA (traduction libre)
Bivouac : n. m. du suisse allemand Biwacht, « garde supplémentaire de nuit », installation provisoire en plein air de troupes en campagne.
« On voulait se battre pour tous ceux qui nous conseillaient de détourner le regard de ce qui dérange, riant de nos idéaux soi-disant incompatibles avec la sacro-sainte croissance économique. Nous étions convaincus qu'il suffisait d'une étincelle pour les réveiller.
C'est plus dur que ça, finalement. »
« Notre Terre est en feu, mais ça leur importe moins que la fructification de leur pension. Les dérèglements climatiques engendrent des tempêtes monstres, comme cette vague de froid qui me scie les bras. L'écolo en moi me pousse à croire que je n'ai pas fini de servir la cause, que je dois continuer de marcher, qu'il faut que je m'en sorte, quitte à perdre quelques doigts. L'autre voix de ma conscience fait contrepoids, soufflant à mon oreille: T'es pas fatigué de te battre, de te mettre tout le monde à dos, de porter tout ce poids sur tes épaules ? On en a vu d'autres, hein, Cowboy ? On n'est pas faits en chocolat.
Bientôt, il fera noir comme dans le cul d'un ours. La fatigue telle une chape de plomb de plus en plus lourde sur mes épaules, je combats l'envie de me coucher par terre. Qu'il serait bon de me laisser aller dans la neige et le sommeil rien qu'un peu.
J'allume mon GPS. C'est là ou c'est jamais. Bip bip bip. Mes coordonnées. Bingo. Le point de rendez-vous, par là. La pile chargée à 97%. J'arrête de mourir. Je vais pouvoir me sortir vivant du bois.
Déesse soit louée. »
« Nous comptons sur la couverture médiatique des procès pour diffuser largement notre message. Il est fondamental que l'opinion publique soit de notre côté afin de réussir à sensibiliser et à rassembler une masse critique de citoyens autour d'un projet collectif: assoiffer le capitalisme en réduisant notre consommation au maximum et en occupant le territoire convoité par les pétrolières et les forestières. Le but ? Que les gens comprennent la nécessité de militer, de sorte que le politique entende enfin la science, et l'urgence de changer le cap de notre Titanic. »
« Mes yeux parcourent les murs tapissés de cartes et d'images. On dirait une classe de géographie ou de foresterie. Les vitres côté stationnement sont recouvertes d'une membrane plastique qui laisse pénétrer une lumière mielleuse. On ne discerne des arbres dehors que leurs jeux d'ombres, leur masse sombre. Tout au fond, une ardoise noire, où les gestes circulaires pour effacer la craie ont formé des nuages. Au centre, fraîchement notée, cette citation que je connais :
Ce qui amène le triomphe des révolutions, c'est moins peut-être l'habileté des meneurs
que les fautes, la maladresse ou les crimes
des gouvernements.
- HORACE PAULÉUS SANNON »
« À la volée, j'étudie les feuilles épinglées aux murs. Je reconnais certains visages sur les coupures de journaux, qui me rappellent des missions précédentes. Les grandes luttes anticapitalistes de notre ère. Les figures de proue des mouvements de justice sociale et climatique. Des organigrammes liant des lobbyistes aux élus, des présidents aux chambres de commerce, des chaires d'université aux pharmacos. Autant de stratégies d'abus de pouvoir souillant l'environnement, asservissant les gens. Je ne peux m'empêcher de sourire en lisant sur un carton blanc, au mur :
Le public préfere les opprimés aux autorités. Brandissez vos faiblesses, elles vous protégeront.
Lorsque les autorités auront recours à la violence,
elles briseront le lien de confiance
entre le citoyen et son gouvernement. »
« L'activisme vampirise - il prend toute la place, car il fait sens. Et puis, les secrets supposent une certaine aliénation. Je pourrais reprendre ma vie d'avant, celle où j'avais le temps de peindre toute la nuit, de rejoindre les amis autour d'un verre et de bruncher le dimanche avec mon père et ma mère. Mais le fossé s'est trop creusé. Il me semble insensé et carrément égoïste de baisser les bras maintenant. Marius m'a fait la promesse solennelle dès nos débuts que je pourrais redevenir l'homme d'avant, si c'est ce que je veux vraiment. Mais plus rien n'est comme avant ! Et quel serait le sens de ma vie, sans la gratification immense de déjouer les pollueurs, sans les précieux moments passés dans des forêts anciennes, et intactes grâce à nos efforts ? Oui, ça vaut le coup d'être toujours sur le qui-vive, d'exister à la dérobée. »
« Face à la destruction de son habitat, le peuple a un devoir d'opposition. »
« J'pense que tous les êtres sensibles ressentent la souffrance de la Terre. C'est la maladie de notre génération, l'écoanxiété. Et j'espère qu'elle est contagieuse, cette peur, cette angoisse-là, parce qu'il faut agir. Pis ça presse. »
« Il me prend par le bras et me guide jusqu'à son véhicule, dont le hayon arrière est grand ouvert. Sa paume est chaude. Il ne lâche pas ma main.
On s'assoit parmi l'équipement, de part et d'autre d'une boîte en carton remplie de brochures aux vraies couleurs des projets pétroliers : noir, brun et rouge.
Ça me fait penser à cette phrase de Taqawan...
Ici, on a tous du sang indien et quand ce n'est pas dans les veines, c'est sur les mains.
Car oui, les minières et pétrolières et gazières et forestières qui éventrent les territoires sauvages ont du sang sur les mains. Nous avons oublié d'où nous venons, pour les laisser faire. Nous sommes les fils et les filles de colons accueillis chez les Premières Nations. »
« À l'orée du bois, les clintonies boréales sont déjà en fleurs. Une fois mes tâches solitaires accomplies, je me perds dans les centaines d'acres forestiers derrière la ferme, marchant d'une talle en floraison à l'autre, cueillant des plantes médicinales et parfois un bouquet odorant pour ma chambre. Coronilles bigarrées roses et blanches, épervières orangées, kalmias et lupins violets. Plonger mon nez dans les fleurs sauvages, heureuse comme une petite fille qui s'invente des raisons savantes de faire l'école buissonnière. »
« À la radio on annonce en boucle la menace de la tordeuse d'épinette, on somme les propriétaires de boisés de contacter leurs conseillers forestiers et de procéder à des coupes préventives. Les scieries régionales s'en réjouissent et se pètent les bretelles. C'est en mai que les jeunes chenilles éclosent sur les bourgeons, m'apprend-on. Puis le premier ministre de l'Alberta vante les bons emplois qui découleraient du projet Patriot-Pipeline, qui doit voir le jour, question de souveraineté énergétique pancanadienne de mes deux fesses. Enfin, le candidat conservateur au fédéral ose dire qu'il « interdira toute opposition aux oléoducs » s'il est élu.
Il nous faut un pays. Vous ne nous intuberez pas de force. »
« Le Bivouac, c'est une zone libre: un cam-pement autonome. Comme j'expliquais à Anouk tantôt, le gouvernement ne peut pas nous chasser des terres publiques tant que nos installations sont temporaires et qu'on les bouge après sept mois. Bref, nous allons occuper pacifiquement la forêt en attendant que la machinerie débarque. D'ici là, nous formerons un laboratoire vivant de tactiques, d'entraide et d'innovation hors réseau. C'est un aspect essentiel de notre mission : que de nouveaux activistes soient touchés par ce qu'on fait, soient attirés ici. Il faut que tous les groupes citoyens se tendent la main. Et enfin, pour réussir, il faut tisser ensemble une grande chaîne humaine. On ne les laissera pas passer. »
« Aimer Anouk. Aimer Raphaëlle. Aimer toutes ces militantes et tous ces militants, devenus femmes et hommes des bois débrouillards, aidants, si enracinés dans cette lutte. Je me doute que cette énergie positive qui nous lie tous émane du réseau raci-naire du centenaire chez qui nous vivons. Gros Pin. Aimer l'Arbre. Vivre, pour la première fois, un amour non compliqué. Apprendre à connaître deux femmes qui s'aiment sans mesquineries, qui arrivent à créer une forme nouvelle d'intimité, revoyant les limites, les frontières, à la lumière des émotions, des besoins qui ressurgissent. Aimer Coyote. Me promener avec elles, femmes et femelles de tête. Parler de l'Arbre de la connaissance du Bien et du Mal. Parler de mon plus grand péché. Tout confesser. Dire à voix haute son nom, que j'ai enfin fini par trouver. Albert Bouthiller, papa de Jasper, mari d'Hortense. Tous deux décédés dans un accident de voiture, il y a dix ans. Tu étais veuf, tu avais enterré un fils, âgé de seulement quatre ans. J'ai lu tous les articles. Il ne reste que tes parents. Le soir de la Saint-Jean, Cat, Monk, Flash et Eagle m'ont tout déballé ce que nos pairs avaient œuvré à faire, chez les Bouthiller, en guise de réparation. Donc, Marius disait vrai. Mais ça n'apaise pas ma peine. J'ai leur fils sur la conscience. Je ne pourrai jamais vivre là où on entend les cris de locomotive et de freinage d'un train. J'ai pris une vie.
Même si je m'en sens indigne, je te supplie, Déesse, d'épargner les filles de la Forêt. »
« Mais qu'a-t-on fait de mal, sinon exiger qu'on sacre la paix à la Forêt ? Pourquoi notre amour de la Terre est-il si dérangeant ? C'est seulement parce que personne ne nous écoute qu'il a fallu s'en prendre à la machinerie. J'en conviens : ça doit être dur à avaler que nous soyons si nombreux à être prêts à sacrifier notre liberté. Pour les arbres.
Notre comité juridique est en feu. Ils ont matière à poursuivre et espoir de gagner. Nous sommes devant les tribunaux, à cogner à la dernière porte de la démocratie - parce que notre pétition n'a pas fait le poids, notre demande de protection du parc a été tablettée, nos militants, arrêtés et blessés. La non-acceptabilité sociale des coupes à blanc et de ce nouveau projet d'oléoduc ne suffisait pas. L'absence totale de consultation des Premières Nations non plus. Comment se fait-il que des compagnies aient le feu vert en l'absence d'évaluations environnementales, sans même avoir obtenu le consentement éclairé des principaux affectés ? Les lobbies des forestières et des pétrolières ont corrompu le système, tout simplement. Il y a de ça bien, bien longtemps. »
« Les outardes brisent le gris, dissipent mes pensées de leurs cris serrés. Leurs ailes captent le soleil, biseautant l'azur. Elles brillent, et ça m'éblouit. Puis la mort frappe encore. Crépitement de détonations. Quelque part tout proche, sur la rive d'un petit lac ou en plein centre d'une coupe à blanc, ils ont posé des appelants, des caches camouflage, et ils déchirent l'air jusqu'à transpercer leur chair.
Pow et pow pow pow encore.
Les oies pleuvent sur Terre. J'essuie mes paumes sur mes cargos et flatte ma protégée. Si on ne fait rien, l'homme finira par avoir tout tué. »
« J'ai peur pour mon pays. Peur qu'on le bulldoze pour qu'une poignée de friqués aient raison de nos derniers îlots de biodiversité. Sur l'écran du téléviseur se succèdent les feux de forêt en Californie, en Alberta, en Australie et en Sibérie.
C'est soir de débat, rendez-vous national. Le chef conservateur est le plus charismatique, ça fait peur. Il se défend de faire reculer les droits des femmes, et tous ces sujets-diversions, abordés du bout des lèvres. Histoire qu'on tombe dans un débat de société qu'on a déjà fait, le temps qu'on nous entube.
Je suis le fil de mes pensées, inquiète pour ma santé mentale. Dans ma tête, un tourbillon de sable. Je carbure aux cafés d'hôpital, je bouffe de la malbouffe d'hôpital, je fume des pétards à la chaîne, j'écoute la télé-lobotomie. Je me couche contre toi et caresse l'intérieur indemne de ton bras droit, chuchote à ton oreille des je t'aime humides.
Tu ne bouges pas d'un poil. »
« On a tous besoin de se nourrir de beauté et de se laisser bercer par les mots du territoire. »
« On a condamné l'Habitat à la peine de mort. Mon corps qui s'éteint à petit feu. Je n'en veux plus.
Haut-Kamouraska, beauté mythologique, tu meurs toi aussi. On le sent dans l'air, ton bois bûché, tes champs couverts de purin liquide, tes rivières brunes de boue.
Je pars vers un ciel d'où l'on ne verra plus aucun carnage.
Dans la noirceur stellaire, je me laisse guider par la Grande Ourse, baignée de blancheur. Nitescence. Je ressens enfin une apesanteur, sorte de soulagement.
Merci, Mère Nature, plus forte que tout, que nous. Tu es toute-puissante. Tu renverseras la donne. »
« 8 octobre
Cher journal,
Ce matin, une suie dorée s'accroche au ciel, obstrue les rayons du soleil. Vision apocalyptique de feux de forêt, qui colorent l'horizon, et de fines particules, qui cheminent du Maine jusqu'à nos poumons. La une des journaux qui traînent dans la salle d'attente oppose la progression des feux à la pénurie de climatiseurs. Le capitalisme profite de la crise. Tout un chacun s'équipe pour se rafraîchir.
La grande extinction dont parlaient les scientifiques est enclenchée. Les feux gagnent du terrain. Toutes ces étendues rasées à blanc dans les années passées, tous les copeaux laissés pour morts, autant de matières combustibles que nous avons abandonnées, comme une invitation. Nous avons déroulé un tapis rouge au malheur.
J'ai toujours associé l'automne à l'odeur des feuilles au sol juste après la pluie. Mais il ne pleut plus, ici. Je me demande si les éclaircies lunaires dans le Haut-Pays ne font pas partie des raisons pour lesquelles les nuages ne s'arrêtent plus au passage. Les vents les poussent plus à l'est, où l'on tente d'endiguer les inondations, bâtissant des murets de poches de sable, tandis qu'à Rimouski, le ciel est jaune de poussières d'arbres. »
« Je t'enverrai des lucioles dans le noir, et le jour, je ressusciterai des monarques. Je jouerai de la flûte dans les ruisseaux jusqu'à ta rivière. Je te ferai dan-ser des aurores boréales, je t'aimerai du plus loin des dernières paillettes du cosmos. Je viendrai te bercer dans tes insomnies. Je tairai tous les bruits.
Ma grand-mère et mon arrière-grand-mère me tirent vers elles. Je dois traverser des barrières de feu, trouver ma voie. Ne pleure pas comme ça, Anouk. Pense aux renards croisés. Pense au petit roux qui pousse en toi.
Je te quitte, mon amour.
Pardonne-moi »
« Nous y resterons jusqu'à l'hiver, s'il le faut. Et nous y reviendrons, chaque printemps. Nous nous enchaînerons à tous les arbres. Parce qu'il y a là une biodiversité fragile et des arbres anciens à protéger. En pleine urgence climatique, nous avons toutes et tous mis nos vies personnelles de côté pour le bien commun. Et je peux vous prévenir que ce n'est pas terminé. Nous allons créer une aire protégée, avec le consentement du gouvernement ou non. Car nous avons le consentement de la population, notre démarche s'appuie sur la science et nous avons le devoir moral de faire obstacle aux forestières et aux pétrolières. Et nous serons féroces parce que tant que nous nous battrons, il y aura de l'espoir. »
« J'aimerais m'excuser pour les ruses des Blancs depuis quatre cents ans. Mais je n'ai pas besoin de parler, elle me sourit comme si elle savait déjà tout ça. Du doigt, elle me pointe une femme, là-bas, vêtue d'une peau d'ours noir.
Elle danse. Et boum. Les tambours retentissent. Boum. Les battements de nos cœurs s'unissent. Je ferme les yeux et me laisse bercer par leurs chants. »
« Boum. Vocifère avec mes pairs des slogans d'amour pour notre Terre-Mère. Boum. Nos pieds font vibrer la route. Une poussière de terre jaune monte en l'air, étincelante comme de l'or, tandis que j'admire les œuvres d'art peintes toute la nuit sur chaque bout de carton et de contre-plaqué qu'ils ont pu trouver.
Espace naturel protégé
Guerriers pour la forêt
Urgence climat
Pas de planète B
Terrien, sans terre, t'es rien Justice mes fesses
Debout pour nos ressources
Forêts debout
Coule pas chez nous
Phoque le mercure
Pas de Nature, pas de futur
Moins de riches, plus de ruches
Sauvons les ours polaires, pas les actionnaires
Que le pétrole sale reste dans le sol
Arrête de niquer ta mer
La croissance tue
Quand c'est fondu, c'est foutu
Nous sommes la Nature qui se défend
Territoire non cédé
Terres publiques au peuple
Penser le changement au lieu de changer le pansement
C'est pas nous les utopistes Foraska ne passera pas
Mecimite 'kulankeyutomon skitkomiq »
« Nous avions occulté cette éventualité, pourtant si réelle et palpable partout dans le monde. Ces cataclysmes qui font table rase de tous nos petits enjeux d'échelle humaine. »
Quatrième de couverture
« Gabrielle Filteau-Chiba fait de sa plume fougueuse, lyrique et engagée une arme pour provoquer l'action et la prise de conscience. »
LE DEVOIR
Raphaëlle et Anouk ont passé l'hiver dans une yourte en Gaspésie, hors du temps et du monde. Lorsqu'elles entendent parler du projet d'oléoduc qui doit traverser les terres du Kamouraska et menace de raser leur forêt bien-aimée, elles savent qu'elles n'ont plus le choix. Elles rejoignent l'opération Bivouac, aux côtés d'un groupe d'écoguerriers, et se lancent à corps perdu dans la protection du territoire. La lutte s'annonce féroce, car là où certains voient une nature à préserver, d'autres voient une ressource à exploiter. Mais Raphaëlle et Anouk n'ont pas dit leur dernier mot.
Gabrielle Filteau-Chiba signe un grand roman d'amour et d'aventure, sous la cime des arbres centenaires.
Gabrielle Filteau-Chiba écrit, traduit et défend la beauté des régions sauvages du Québec. Après le succès international d'Encabanée, Sauvagines (Stock, 2022), son deuxième roman, a été finaliste du Prix des Libraires, du prix France-Québec, du prix Orange du Livre, du prix Ouest-France Étonnants Voyageurs, du prix Joseph Kessel et du prix François Sommer. Bivouac, son troisième roman, a reçu le prix de l'Association des des Laurentides et est en cours auteurs d'adaptation audiovisuelle. Grâce aux droits d'auteur de son œuvre déjà traduite en six langues, elle a acquis une vaste forêt en montagne pour la protéger. Et ce n'est qu'un début !
Éditions Stock, février 2023
403 pages

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